Canada, une terre de mission

Canada, une terre de mission

La carte du canada en 1748, la zone est réprésentée en rose

Canada, terre de mission


« L’arbre généalogique est un cadeau que nous faisons à nos descendants, en leur laissant un héritage de connaissances et d’histoires familiales. »


Le Canada a été le théâtre d’une colonisation et d’une évangélisation étroitement liées. Les missionnaires, qu’ils soient jésuites ou religieuses, ont déployé un zèle infatigable pour pacifier les populations autochtones et les convertir au catholicisme.

L’analyse généalogique

  • Cet article explore l’histoire de ces missionnaires et de leur dévouement dans le développement de la Nouvelle-France.

« Colonisation et évangélisation sont étroitement liées sur le nouveau continent. Œuvre de pacification, la conversion au catholicisme doit aussi garantir une meilleure acceptation de la souveraineté française et une coopération plus étroite des Indiens sur le plan économique et militaire. » (Source AD49).


Les Jésuites et leur zèle infatigable

Les missionnaires jésuites ont joué un rôle crucial dans l’évangélisation du Canada. Ils considéraient la conversion des autochtones comme un moyen de pacifier les populations et de garantir une meilleure acceptation de la souveraineté française.
  • Les Jésuites ont dû faire face à de nombreux défis, notamment le conflit avec les chamans autochtones qui considéraient leur influence menacée par l’arrivée des missionnaires.

« Les Jésuites déploient un zèle infatigable. « Robes noires » contre chamans : le conflit est ouvert. René Goupil, natif de Saint-Martin-du-Bois (près du Lion-d’Angers) est le premier à en faire les frais. Tombé aux mains des Iroquois, il est surpris à tracer le signe de croix sur le front d’un enfant et se fait décapiter d’un coup de hache le 29 septembre 1642, devenant le premier martyr d’Amérique. Six paroisses au Canada, dont une à Montréal, sont placées sous son patronage. Issus du collège de La Flèche, les Pères Jean de Brébœuf, Gabriel Lalemant et Isaac Jogues subissent un sort bien plus terrible : soumis à diverses tortures (charbons ardents, coups de couteaux, mutilations…), leurs cadavres sont dépecés avant d’être mangés. », (Source AD49).

Le premier martyr de l’Amérique a été un missionnaire jésuite, René Goupil. Il a été décapité par les Iroquois en 1642 pour avoir tracé le signe de croix sur le front d’un enfant.

  • Les Pères Jean de Brébœuf, Gabriel Lalemant et Isaac Jogues ont subi un sort bien plus terrible, soumis à diverses tortures avant que leurs cadavres ne soient dépecés et mangés.

Le dévouement des religieuses

Les religieuses ont également joué un rôle crucial dans l’évangélisation du Canada. Les Ursulines ont été les premières à débarquer à Québec en 1639 et se sont employées à enseigner les langues autochtones, l’écriture et la musique aux jeunes filles autochtones.

  • Les Hospitalières de Saint-Joseph ont également été actives dans le développement de l’Hôtel-Dieu à Montréal.

« Le dévouement des religieuses dans les villes n’est pas moins remarquable et risqué. Les pionnières restent les Ursulines, débarquées à Québec en 1639 : Madame de la Peltrie, Marie de l’Incarnation et Marie-Joseph de la Troche de Savonnières, née au château de Saint-Germain en Anjou. En moins de deux mois, celle-ci apprend le huron et l’algonquin, avant d’enseigner aux petites sauvages fascinées l’écriture (le « papier qui parle ») et… la viole de gambe. » ( source: AD49)


Sainte Marguerite d’Youville, nièce de Pierre Gaultier de la Vérendrye, a fondé en 1738 la congrégation des Sœurs grises pour desservir un second hôpital à Montréal. Cette congrégation est aujourd’hui répandue dans les cinq parties du monde, témoignant du dévouement des religieuses dans la poursuite de leur mission.


L’héritage des missionnaires

Aujourd’hui, les traces des missionnaires sont visibles dans les villes de Montréal et de Québec, où des monuments et des noms de rues témoignent de leur dévouement. Bien que le temps des colonies soit révolu, l’histoire des missionnaires est toujours présente dans l’imaginaire collectif du Canada.

  • Les missionnaires ont laissé un héritage culturel important qui continue d’influencer la société canadienne d’aujourd’hui.

« À Montréal, les Hospitalières de Saint-Joseph s’emploient à développer l’Hôtel-Dieu voulu par La Dauversière ; de La Flèche, contacts et soutien sont incessants. Un second hôpital prend essor au siècle suivant sous l’impulsion de sainte Marguerite d’Youville, nièce de Pierre Gaultier de la Vérendrye ; en 1738, elle fonde pour le desservir la congrégation des Sœurs grises, aujourd’hui répandue dans les cinq parties du monde. » (Source AD49).


Conclusion

En somme, l’histoire des missionnaires jésuites et religieuses au Canada témoigne d’un dévouement sans faille à la conversion des populations autochtones et à la propagation de la foi catholique. Leur travail a contribué à pacifier les populations et à favoriser une coopération économique et militaire plus étroite.


« En flânant aujourd’hui dans les rues de Montréal ou de Québec, les traces de ces valeureux pionniers sont visibles à différents endroits. Si « le temps des colonies » est à présent révolu, il reste peut-être à l’Anjou la conscience de savoir que, quelque part au-delà des mers vivent des cousins qui ont un lien privilégié avec nous… « Loin des yeux, loin du cœur » cela n’est jamais totalement vrai, ni éternellement définitif. » (Source AD49).


 


« La généalogie est un voyage à travers le temps, mais aussi à travers les émotions. » Alain Bernard Carton


Retracer une histoire, de la commune, d’un ancêtre, d’une famille;

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