Source; FILAE

Une personne née vers 1915 peut vous donner des informations concernant ses propres grands-parents nés vers 1850. Il est indispensable d’interroger les cousins les plus âgés dès le début de vos recherches : ils ont la mémoire d’informations que personne n’a plus.

Comment interroger ?

Laissez les parents que vous interrogez parler à leur rythme, sans leur imposer le vôtre, et raconter les anecdotes qui peuvent être pour eux les plus signifiantes. Gardez cependant en tête un fil directeur généalogique, pour ne rien oublier à chaque génération citée : combien de frères ? de sœurs ? quels parents ? combien d’enfants ? et pour chacun : quelles date et lieu de naissance ? de mariage ? de décès ?…
Aidez votre vieux parent à se souvenir : s’il n’a pas gardé en tête l’année de naissance de tel oncle, il peut néanmoins se rappeler que c’était deux ans avant la guerre ou trois ans après la naissance de son propre père. S’il ne sait plus quand est mort son grand-père, il peut se souvenir d’être allé se recueillir sur sa tombe (une indication qui permettra de retrouver les dates et lieux précis – cf. ci-dessous).

Rendre visite au cimetière de famille

Les anciens que vous interrogez peuvent aussi vous indiquer où se trouvent les cimetières de famille. Sur les tombes, vous pourrez retrouver les noms, les dates ou du moins les années de naissance et de décès qui vous permettront de rebondir vers un acte d’état civil. Dans les villages, le lieu d’inhumation correspond dans la plupart des cas à celui du décès.

Dans les villes, les registres d’entrée des cimetières peuvent indiquer le lieu de provenance du corps (faire une demande par écrit), donc le lieu du décès.

Connaître le lieu du décès vous permet ensuite de demander l’acte de décès qui vous donnera date et lieu de naissance et noms des parents.

Écouter puis confirmer

Les témoignages oraux vont apporter leur lot d’informations. Mais pensez toujours à les vérifier ultérieurement sur le terrain.

Des traditions orales tenaces peuvent ne pas avoir de fondement réel.

Une arrière-grand-mère peut tout simplement avoir masqué son âge véritable à toute la famille.
Un exemple : un cousin racontait qu’un de ses ancêtres, dont il avait toujours le sabre, s’était engagé à vingt ans dans les troupes de Napoléon pour n’en revenir que treize ans plus tard et mener dans la région une existence solitaire car sa famille était décédée entre temps. Il y a toujours une part de vrai et une part de faux dans les légendes familiales. Dans ce cas précis, il s’est avéré que le jeune garçon avait treize ans lorsqu’il s’est engagé, que ses parents étaient effectivement décédés à son retour mais qu’il lui restait encore… quatorze frères et sœurs mariés et guère contents de devoir réviser le partage des biens familiaux. Peut-être une mise à l’écart a-t-elle été à l’origine de cette tradition orale du militaire “sans famille”.

Associer photos et documents écrits aux témoignages

Songez à apporter les photos anciennes dont vous pouvez disposer, lors de ces rencontres. Ces personnes âgées peuvent vous aider à identifier des visages encore inconnus. Demandez-leur aussi s’ils n’en ont pas à vous montrer. Si cela peut être possible sans gêner, demandez à les photographier ou à les photocopier.
Demandez-leur si des recherches familiales n’ont pas été entreprises par des membres de la famille. Ont-ils des papiers anciens, des actes notariés qu’ils peuvent vous montrer, vous laisser recopier ?…