Artice interressant de planéte généalogie.(ci-dessous)

Source: https://www.planet.fr/genealogie-pourquoi-faire-son-arbre-genealogique.88502.1616.html

Changez de siècle : changez de monde !

 La généalogie vous permet avant tout de remonter le temps. De quitter le monde contemporain pour vous immerger dans ce que l’on appelle le « monde traditionnel », ce monde immuable qui fut celui de vos ancêtres, en gros de la guerre de Cent ans au milieu du XXè siècle. C’est en effet la Révolution industrielle, avec le progrès et l’exode rural, qui bouleversa et balaya définitivement les anciennes structures et mentalités. 

Nos ancêtres : paysans et croyants

 Dans ce monde d’autrefois, nos ancêtres, petits en « sans-grade », étaient pour leur immense majorité des paysans et des croyants. Leurs références étaient la terre, le village et la communauté paroissiale. Leur culture était pétrie de religion, l’Eglise rythmant leur vie tout entière, du berceau à la tombe. Un décor que l’on a souvent du mal, aujourd’hui, à imaginer et à comprendre.

Des surprises à la pelle

Le premier atout de la généalogie tient au fait que nul ne peut jamais imaginer quelles surprises l’attend. L’ancêtre que l’on croyait lorrain était creusois ou savoyard ; l’arrière grand-mère que l’on disait fille de châtelain était la fille d’une marchande des quatre-saisons… Le descendant du grand’oncle parti pour l’Amérique est batteur de jazz au Pérou et sa soeur, revenue en France, est la belle-soeur de votre dentiste…

Des pièces de collection

A aucun moment vous ne pouvez présager de ce que vous allez trouver, sachant que s’il est parfois possible, en une matinée de recherches, d’arriver au règne de Louis XIII, certains aïeux, en revanche, vous résisteront longtemps, au point que lorsque vous aurez enfin trouver le moyen de contourner l’obstacle pour trouver leur acte de naissance, ce seront ceux que vous préfèrerez dans votre collection familiale.

Héraldique et blasons

L’héraldique est la science des blasons, qui n’ont jamais été une preuve de noblesse et ne lui ont jamais été réservés. Elle emprunte un vocabulaire particulier (ainsi « azur » pour bleu, « sinople » pour vert…) et obéït à des lois précises. Elle est souvent liée à la généalogie du fait que, notamment au Moyen-âge, les armes peuvent fournir des indices de parentés. Bien des associations de généalogie s’intéressent donc aussi à l’héraldique. 

Un livre : Figures de l’Héraldique, par Michel Pastoureau, Gallimard-Découvertes, 1996.

Histoire sociale et vie quotidienne

Elle rejoint et complète la généalogie, qui est en fait au point de rencontre des historiens démographes et des historiens travaillant sur la micro-histoire. On découvre ainsi l’univers de nos ancêtres et les sphères économiques, professionnelles, sociales, dans lesquelles y évoluaient. Les archives notariales et fiscales vous permettront de travailler sur ces plans, en y suivant les voies que les « pro » ont déjà tracées…

Un livre : Les Français d’hier (Des paysans), par Gabriel Audisio, Armand-Colin, coll. U, 1993.

Paléographie : lecture des textes anciens

C’est l’étude des écritures anciennes afin de savoir les lire. Des écritures étaient en effet d’autant plus compliquées que la cherté du papier contraignait autrefois nos ancêtres à écrire serré et à abuser de nombreuses abréviations. En fait, ils avaient déjà inventé la sténo.! Comme en toute chose, un apprentissage est donc nécessaire, qui pourra se faire par le suivi de cours, souvent proposés au Archives départemantales et dans les associations.

Il pourra se faire aussi dans des livres :

· Lire le français d’hier, par G. Audisio et I. Rambaud, Armand-Colin, coll. U, 1991, 

· Memento de paléographie généalogique, par P.V. Archassal, Brocéliande.

Génétique et hérédité

Depuis que le bon moine Mendel a travaillé sur les petit-pois lisses et ridés, on sait comme nombre de maladies et propriétés se transmettent héréditairement, comme la fameuse hémophilie dans la descendance de la Reine Victoria, le nez des Bourbons, mais aussi la canitie précoce (blanchissement des cheveux avant 30 ans), le diastème des incisives (« dents de la chance »), la luxation de la hanche, le glaucome, certains cancers, et mille autres particularités, comme la curieuse maladie de Rendu-Ossler, provoquant des saignements de nez héréditaires, qui s’est répandue à partir de familles jurasiennes et dont toutes les personnes qui en sont atteintes ont des ancêtres dans cette région. 

Un livre : L’héritage biologique, par R. Beaubernard, 1992.

Psychogénéalogie

Elle étudie l’influence du milieu et de l’histoire familiale sur le comportement, notamment par le biais de phénomènes classiques nommés « identifications » et « répétitions », résultant du poids (négatif ou positif) de la personnalité d’un ancêtre (modèle ou anti-modèle familial) ou de la réapparition de certaines situations que l’on pourrait imputer aux hasards (décès répétés aux mêmes âges, successions de naissances hors mariage…). 

Deux livres : 

· Cette famille qui vit en nous, par Chantal Rialland, Robert-Laffont, 1994, 

· Au coeur du secret de famille, par Barbara Couvert, Desclée de bouwer, 2000.

Depuis quand ?

 Réservée autrefois aux familles nobles et notables, la généalogie a connu une véritable explosion depuis une trentaine d’années, cela essentiellement grâce à une incontestable démocratisation. 

Pourquoi ?

 Des centaines de milliers de Français s’y adonnent régulièrement (en majorité des hommes, plutôt urbains ou sub-urbains). En moyenne, on peut même aller jusqu’à dire que presque toutes les familles comptent aujourd’hui leur « petit généalogiste ». 

Que cherchent-ils ?

 Partis à la recherche de leur identité et à la découverte d’un passé « rassurant » face à un avenir souvent sombre, la plupart des « mordus » de généalogie se prennent rapidement au jeu et surtout à la passion fatale qui les guette immaquablement.