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La généalogie génétique

L’analyse ADN en France

L’analyse ADN est interdite sur le territoire en France, pour l’instant et les contrevenants encourent des sanctions pénales jusqu’à 3700€

En attendant, on peut essayer de comprendre l’intérêt de cette démarche.

Nathalie Jovanovic-Floricourt, auteur de « L’ADN, un outil généalogique » Disponible sur Amazon et chez votre libraire.

La généalogie génétique

Nouvelle discipline apparue grâce à la démocratisation des tests génétiques dès l’an 2000, la généalogie génétique intéresse, passionne, parfois inquiète, porte à controverse. Quel rapport avec la généalogie classique ? Comment s’organise-t-elle ? En quoi consiste exactement la généalogie génétique ? Définition.

Comment se pratique la généalogie génétique ?

Un test génétique réalisé dans un laboratoire de généalogie génétique constitue la base de cette discipline. Plusieurs tests différents sont accessibles, le plus commun étant le test autosomal. Ce test permet de déterminer les origines ethniques mais aussi d’identifier les ancêtres communs, partagés avec des cousins génétiques, jusqu’à 8 générations précédentes.

L’analyse du chromosome Y, présent uniquement chez les hommes, permet d’identifier une lignée familiale masculine, jusqu’aux temps archéologiques.

Le test mitochondrial, présent chez les hommes et les femmes, permet d’identifier un ancêtre archéologique.

Selon les offres commerciales des laboratoires, certains tests peuvent être associés.

Le laboratoire de généalogie génétique permet de réaliser un/plusieurs test(s) mais surtout donner accès à une base de données des autres testés génétiques partageant des segments d’ADN (appelés matches ou correspondances) avec nous, étant donc des cousins génétiques avec un ou plusieurs ancêtres communs.

Les 4 principaux laboratoires sont, par ordre d’ancienneté du plus ancien au plus récent : FamilyTree DNAAncestry DNA23andMe et MyHeritage.

Généalogie classique et généalogie génétique

La généalogie classique se pratique à partir des actes de l’état civil ou des registres religieux. Afin de compléter ces recherches, les archives notariales peuvent être consultées, mais aussi tout document officiel ou pas, toutes traces écrites permettant de retracer la vie de ses ancêtres, des archives judiciaires aux registres cadastraux des propriétés. Un généalogiste devient très vite un historien local, historien du quotidien de ses ancêtres.

Pour ma part, j’appelle la généalogie classique, généalogie déclarative par opposition à la généalogie génétique permettant de déterminer tous les cousins biologiques (dans des limites temporelles évoquées) au-delà de nos frontières.

La pratique d’un test génétique va permettre de confirmer, compléter ou infirmer tout ou partie de l’arbre généalogique.

Confirmer l’arbre généalogique

En identifiant les correspondances génétiques comme étant des cousins généalogiques, le généalogiste génétique va confirmer les découvertes du généalogiste classique.

Compléter l’arbre généalogique

Toujours par l’identification des correspondances génétiques, le généalogiste va pouvoir retrouver des cousins généalogiques génétiques « perdus » notamment :

  • identifier un/des père(s) naturel(s) non déclaré de sa généalogie
  • retrouver des descendants inconnus de sa généalogie (immigration d’un ancêtre en France ou à l’étranger, remariage non connu, enfant inconnu d’un ancêtre, etc)
  • identifier un ancêtre avec certitude (cas d’homonymes, ancêtre avec pseudonyme, changement d’identité d’un ancêtre français ou étranger, etc)
  • pour les né(e)s sous X, nés d’un don de gamète ou adoptés, identifier la famille biologique (père et/ou mère)

Infirmer l’arbre généalogique

Généralement l’objet de fantasmes récurrents, les événements non filiatifs tels l’enfant né d’un adultère représentent une moyenne de 1 % dans les généalogies. Il peut aussi s’agir d’une adoption cachée, d’un enfant lié d’une liaison adultérine ou d’un enfant étranger biologiquement, d’un enfant issu d’un viol ou viol de guerre, mais aussi d’un échange de bébé comme cette américaine l’a découvert grâce à un test génétique.

Nos amis canadiens, ayant lancé depuis l’an 2000 une vaste étude incluant plus de 8 500 descendants de couples français, ont estimé à 0,5 % ces événements non filiatifs.

Si ce pourcentage est minime, le risque d’un événement non filiatif augmente au fil des générations. Ainsi, on estime que dans les 6 générations précédants, il y a un risque sur deux (très exactement 40 %) qu’un de vos ancêtres parmi les 64 ancêtres ne soit pas votre ancêtre biologique, incluant femmes et hommes.

 

 

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Alain Bernard CARTON

Mon parcours de l’histoire à la généalogie… Une carrière de cadre supérieur comme directeur en développement de réseau national, et une passion grandissante de l’histoire, la grande et la petite. En effet, de cette période où se mêle l’analyse et l’action, l’étude historique fait partie de mon univers. Naturellement la recherche généalogique familiale, en commençant par mon propre arbre généalogique et celui de mes collatéraux en est le point de départ. “Explorer son passé c’est comprendre son présent” Aujourd’hui, animé de cette même passion, j’accompagne par mes services de généalogiste professionnel, ceux qui aspirent à voyager dans le temps

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