Honneur et respect. Merci.

Un lorrain dans la grande guerre.

Novéant sur Moselle.

La commune de Novéant sur Moselle, était territoire Allemand depuis 1870, depuis la défaite de Sedan par Napoléon III.

Novéant sur Moselle est en territoire Allemand depuis la défaite de 1870.

Ernest CARTON est un Lorrain Mosellan de la Classe 1913 de la subdivision de Metz. Son Numéro de matricule du recrutement est le 758. Sa profession est conducteur et il est le fils d’Emile et Emile TOUSSAINT.

Ernest CARTON en 1938.

Ernest est né le 18 août 1893 à Novéant sur Moselle.

Acte de naissance d’Ernest CARTON le 18 août 1893 à Novéant sur Moselle.

Carte des fronts en 1914-1918

Carte des fronts en 1914-1918

Livret militaire, classe 1913 Ernest CARTON.

Ernest CARTON est Français de coeur. Il le confirme en s’engageant en 1913 dans la légion étrangère Française. Il s’engage dans le 2eme régiment étranger de la légion.

Livret militaire, classe 1913 Ernest CARTON.

Affectation d’Ernest CARTON lors de la Grande guerre.

Affectations et domicile d’Ernest CARTON

HISTOIRE : La Légion Etrangère en septembre 1914

Dans la Légion étrangère en juillet 1914, les engagements d’étrangers représente instantanément un doublement de l’effectif. Les 12 bataillons des deux régiments étrangers sont formés majoritairement d’Allemands et d’Alsaciens-Lorrains, réfractaires au service sous les armes allemandes

Un contexte de crise des effectifs pour la Légion étrangère due au départ des contingents italiens, rendus à leur pays lors de son entrée en guerre en mars 1915, mais aussi Britanniques, Belges et Russes rendus à leurs armées respectives et enfin ressortissants des nations ennemies, Allemagne et Autriche-Hongrie, qu’il a fallu retirer du front de France et envoyer au Maroc ou en Indochine, par décision ministérielle, suite à la loi du 5 août 1915 interdisant les engagement à la Légion étrangère des sujets appartenant aux puissances ennemies. Les régiments de marche passent ainsi de près de 12 000 hommes, début janvier 1915, à 3 200, début octobre de la même année.


Court extrait historique de la légion

Septembre 1914 : les volontaires étrangers sont rassemblés dans des camps d’instruction proches de Paris avant d’être pour une partie, amalgamés avec des légionnaires venus d’Algérie ou du Maroc. Tous répondent à la proclamation lancée par un groupe d’intellectuels étrangers, conduit par l’écrivain suisse Blaise Cendrar, le jour de la mobilisation générale : « L’heure est grave. Tout homme digne de ce nom doit aujourd’hui agir, doit se défendre de rester inactif au milieu de la plus formidable conflagration que l’histoire ait jamais pu enregistrer. »

  • Quatre régiments de marche sont ainsi constitués. Deux, le 2e du 1erEtranger et le 2e du 2e Etranger sont encadrés par des officiers et sous-officiers en provenance de la Légion d’Afrique. Le 3e R.M. du 1er R.E., formé à Paris, est encadré par des sapeurs-pompiers de Paris et des gendarmes. Le 4e R.M., baptisé lui aussi légionnaire, est entièrement constitué d’Italiens ; il est commandé par le petit-fils de Garibaldi : c’est la fameuse ‘’Légion Garibaldienne’’. 
  • Les recrues du 3e R.M. du 1er Etranger se livrent aux plaisirs du maniement d’armes à la caserne Reuilly. La plupart d’entre eux, commerçants, artisans, artistes, universitaires, vivent en France depuis des années, aiment la France et désirent la servir. L’annonce d’un régiment étranger les comble et l’uniforme leur est désormais une sauvegarde. 
  • Le 7 septembre, le colonel Thiébault prend le commandement du 3eR.M. du 1er R.E. 
  • Le 9 septembre, le général Gallieni vient en inspection à la caserne Reuilly. Il est frappé par la bonne tenue des volontaires. Cette troupe est animée des traditions très vives des unités de la Légion. Tel est le prestige d’un nom, seul lien de ce régiment de hasard avec la vraie Légion. Tous les volontaires sont fiers d’être légionnaires et sont prêts à combattre comme des légionnaires.  
  • Deux photos montrent des engagés volontaires américains du 2e R.E. à Paris en août 1914 et sur le front en septembre 1915, avec le poète Alan Seeger qui sera tué en juillet 1916 à Belloy-en-Santerre. 
  • Jusqu’à son intervention sur le front occidental en France, la Légion Etrangère est considérée par l’opinion française comme un corps de troupe exceptionnel, un peu mystérieux, refuge des aventuriers, des fils de famille perdus de dettes, …, troupe de choc vouée aux expéditions lointaines. 
  • La vraie Légion de la Guerre 1914-1918 naît au camp de Mailly avec les éléments du 1er Etranger et du 2e Etranger (en principe pas d’Allemands, ni Autrichiens, ni Bulgares ; en fait, il y en avait quelques uns, volontaires) ; venus d’Afrique, ces éléments incorporent, encadrent et instruisent les volontaires arrivés de plusieurs centres de recrutement en Province. Rude besogne, qui faillit mettre sur les dents les sous-officiers de Sidi-Bel-Abbès et de Saïda, pourtant spécialistes du dressage et de la poigne de fer. 
  • Le flot des volontaires submerge les officiers recruteurs qui laissent s’engouffrer le torrent de tous les volontaires à qui personne ne demande de papiers ; mais durant les jours suivants, le tri des volontaires est effectué avec la rigueur traditionnelle de la Légion. En quatre mois, la Légion Etrangère va accueillir 12 000 volontaires. 
  • L’élément Vieille Légion venu d’Afrique lie cette mixture qui ne manque pas de saveur. 
  • Les 1er, 2e et 6e bataillons du 1er R.E., rattachés aux troupes du Maroc depuis 1907, sont groupés en un 1er Régiment de Marche du 1erRégiment étranger qui reste à la disposition du général Lyautey, lui permettant de ne point céder un pouce de terrain. Le 2e Etranger fournit également le 1er Régiment de Marche au Maroc. 
  • Le 4e bataillon du 1er R.E., bien qu’indispensable au Tonkin, est rapatrié pour renforcer les unités de la Légion Etrangère engagées sur le front français et d’Orient. 
  • Le 5e bataillon du 1er R.E. stationné en Algérie, le plus disponible pour l’heure, doit disparaître pour former l’ossature de deux régiments de marche (2e et 3e R.M. du 1er R.E.) constitués en France pour accueillir les milliers d’étrangers, engagés volontaires pour la durée de la guerre. 
  • Quatre régiments de marche sont donc constitués en Métropole en 1914 :
  • Le 2e Régiment de Marche du 1er Etranger, commandé par le colonel Louis Pein. 
  • Le 2e Régiment de Marche du 2e Etranger, commandé par le colonel Flavien Passard. 
  • Le 3e Régiment de Marche du 1er Etranger, commandé par le colonel Thiébault. 
  • Le 4e Régiment de Marche du 1er Etranger, sous le commandement du lieutenant-colonel Peppino Garibaldi, petit-fils du grand Garibaldi, formé à compter du 04.09.1914 et créé le 04.11.1914.

Source: Jean BALAZUC

2eme régiment étranger.

Affecté au 2eme régiment étranger le 6 novembre 1913.

Drapeau du 2eme régimment étranger.
Affecté au 2eme régiment étranger le 6 novembre 1913.

1er régiment étranger.

Le régiment ne participe pas directement à la Grande guerre. Il administre et fournit les effectifs de quatre régiments de marche qui formeront à la fin de la guerre le Régiment de marche de la Légion étrangère.

Insigne du 1er régiment de la légion étrangère.

Affecté au 1er régiment étranger le 7 octobre 1914.

Affecté au 1er régiment étranger le 7 octobre 1914.

Le 26eme régiment d’infanterie en 1914-1915.

Insigne du 26eme régiment d’infanterie.

Affecté au 26e régiment infanterie le 26 octobre 1914.

Court historique du 26e RI:

Affecté au 26e régiment infanterie le 26 octobre 1914.

Quand survient la guerre de 1914, le « 26 » qui est intégré au 20e Corps d’armée et à la 11e Division, est prêt au combat. Sous l’autorité de son chef de corps, le colonel Gaston d’Armau de Pouydraguin, il revient du camp de Mailly où il a été bien entraîné. Il occupe ses positions : en couverture sur la Seille qui est la frontière entre la Lorraine restée française et la Lorraine annexée. Les premiers combats sont terribles, à l’image des 1er, 2e et 3ebataillons qui donnent l’assaut de la cote 284, appelée « Signal Allemand ». Ils enlèvent le promontoire à la baïonnette, mais les pertes sont lourdes : 150 hommes hors de combat rien que dans le 1er bataillon dont 14 morts. Dans les premiers jours de la guerre, les offensives succèdent aux contre-attaques et le soutien physique et moral de l’aumônier de l’unité, le Père Daniel Brottier, n’est pas de trop. Rattaché au 26e RI, le 26 août 1914, il y croise furtivement le futur cardinal Eugène Tisserant qui, après sa blessure, rejoindra les services secrets français. Le 25 août, le colonel de Pouydraguin a été blessé dans un assaut qui permet au 26e RI d’enlever la butte de Léomont à Vitrimont (Meurthe-et-Moselle).

Le Drapeau du 26e Régiment d’Infanterie montant au front – 1914


Le Drapeau du 26e Régiment d’Infanterie montant au front – 1914

C’est l’une des premières victoires françaises de la guerre. En récompense de ce fait d’armes, le chef de corps du « 26 » est promu général de brigade et commandant de la 15e division d’infanterie. Il est remplacé par son second, le colonel Ungerer qui sera tué un mois plus tard lors de la bataille de Dompierre-Becquincourt (Somme). C’est le commandant Savary qui prend la tête du régiment pour une courte durée puisque lui-même est tué le 1er octobre lors de la prise du village de Fricourt (Somme). C’est le commandant Colin, qui commande le 1er bataillon qui devient chef de corps du 26e RI.

Après deux mois de combat, le régiment a perdu plus du quart de ses effectifs. Il peut inscrire sur son drapeau Lorraine 1914. Le 11 octobre 1914, le Caporal Dohm de la 12e compagnie du 26 qui stationne dans le Pas-de-Calais, approche le village de Foncquevillers. Le soldat découvre, cachée dans la cheminée d’une maison, la hampe du drapeau du 17e Bavarois. Ce trophée est le seul drapeau bavarois pris à l’ennemi durant la guerre.

Source: cliquez ici

Les Zouaves

Au début de la guerre, 9 régiments de marche de zouaves (inclus le 1er régiment de marche de zouaves de la 45e DI, à 3 bataillons, qui est transformé en 3e RMZT en juin 1915. Ce régiment est étudié avec les régiments mixtes zouaves et tirailleurs) sont formés avec 28 bataillons (tous les régiments comportent trois bataillons sauf un qui en a quatre). En 1915, un régiment est transformé en régiment mixte et un régiment (2e RZ bis) part sur le front d’orient. Le jour de l’armistice, il y a 7 régiments de marche de zouaves, tous à 3 bataillons.

2eme régiment de Zouaves.

Historique du 2éme RZ

Source Gallica: cliquez ici

Affecté au 2e bis régiment de Zouaves 18 avril 1917. (blessé)

Le général SARRAIL chef des armées d’Orient.

Le général SARRAIL chef des armées d’Orient.

Affecté au 2e régiment Zouaves (bis) de Zouaves 18 avril 1917. Ernest CARTON sera blessé par des éclats d’obus.

Le 2eme bis Zouave.

Campement de zouaves dans la plaine de Macédoine.

campement de zouaves dans la plaine de Macédoine.
Front d’orient en 1915.
Revue du régiment de Zouaves vers Corfou.

En provenance d’Algérie, regroupé le 19 août à Montpellier, excepté le 12/2e RZ qui ne rejoindra que le 4 septembre 1914, le régiment débarque aux armées le 31 août 1914.
Appellations successives : initialement appelé 2e régiment de marche de zouaves de la 45e DI, il devient le 3e régiment de marche de zouaves le 21 décembre 1914, puis le 2e bis régiment de marche de zouaves le 3 janvier 1915.
Grande unité de rattachement : 
45e DI/90e brigade.
Armée d’Orient, le 4 novembre 1915(1).
Composition : 4e, 12e et 14e bataillons du 2e RZ.

Bataille de Monastir (1917)

Situation de la cote 1248 et du massif du Pelister
Plaine de monastir
Monastir-Bitola
Relief Monastir.

Bataille du 12 mars au 26 mai 1917 en Macédoine à Monastir.

La bataille de Monastir (Bitola) a eu lieu en mars 1917 en Macédoine. Elle devait permettre aux troupes françaises et serbes, commandées par le général Sarrail, de dégager la ville enserrée de près par les troupes germano-bulgares.
Cette bataille, ou série d’opérations est connue sous différents noms : Bataille de la cote 1248 et Bataille du Lac Prespa pour les Français, pour les Bulgares : « Bataille de Chervena Stena », tirant son nom de Crvena Stena, une arête du massif du Pelister.

Situation

En novembre 1916, les forces de l’Entente avaient réussi à prendre Monastir mais la ville est soumise aux bombardements quotidiens de l’artillerie bulgare en batterie dans le massif du Pelister à l’Ouest et sur la cote 1248 au nord de la ville. Sarrail planifie pour le printemps 1917 une grande offensive sur la Boucle de la Cerna et Doiran ; il a aussi planifié une attaque au nord et à l’ouest de Monastir pour donner à la ville, toujours sous le feu ennemi, un moment de répit.

Forces en présence

France

  • 11e DIC (Général Sicre)
    • 21e Brigade d’infanterie coloniale (Expert-Besançon)
      • 34e, 35e, 44e régiment d’infanterie coloniale.
    • 22e Brigade d’infanterie coloniale (Vénel)
      • 42e régiment d’infanterie coloniale, 2e bis de Zouaves
  • 16e DIC (Général Dessert)
    • 4e Brigade d’infanterie coloniale (Tétard)
      • 4e et 8e régiment d’infanterie coloniale.
    • 32e Brigade d’infanterie coloniale (Pruneau)
      • 37e et 38e régiment d’infanterie coloniale.
  • 57e division d’infanterie
  • 76e division d’infanterie
  • 156e division d’infanterie

Empire Allemands et Bulgarie

Groupe d’armées germano-bulgare

  • 26 bataillons

Déroulement

Le plan de Sarrail était d’attaquer entre les lacs Ohrid et Prespa, ainsi qu’au nord de Monastir à la cote 1248.

Bataille du Lac Prespa

Le 11 mars, les opérations entre les deux lacs ont commencé par un bombardement intense et une attaque par la 76e Division contre la Crvena Stena à l’ouest de Monastir, où elle s’est emparée de quelques retranchements fortifiés autour des villages de Dihovo, Trnovo et Snegovo. Mais la résistance de l’ennemi s’est révélée plus vigoureuse que prévu et avec un extrême mauvais temps, l’attaque a échoué.

Bataille de la cote 1248

L’attaque française sur la cote 1248, qui devait avoir lieu en même temps, n’a commencé que le 14 mars. Le 18, après 4 jours d’engagements intenses, les Français (11e DIC) s’empare de toute la cote 1248 aussi bien que du monastère fortifié de Krklino, faisant 1 200 prisonniers. Mais une contre-attaque, reprend une partie de la cote 1248, dont le sommet reste inoccupé par les deux parties.

Rappel

Offensives d’ensemble (mai 1917)

Boucle de la Cerna.

Boucle de la Cerna.(Armée d’Orient).

Bataille de la Boucle de la Cerna
(Français-Italiens-Russes-Serbes)
(mai 1917)
Bataille du Vardar
(Français – Anglais)
(mai 1917)

Résultat

Monastir a été quelque peu dégagée, mais la ville est restée sous le feu ennemi jusqu’à l’Armistice, détruite à moitié par 20 700 obus. Environ 500 habitants ont été tués et 650 blessés.

La Crvena Stena a été aussi reprise par les Bulgares le 18 mai.

Décoration

  • MONASTIR 1917 est inscrit sur le drapeau des régiments cités lors de cette bataille.

Source cliquez ici


3eme régiment de Zouaves

Affecté au 3e régiment de Zouaves le 26 avril 1915.

Affecté au 3e régiment de Zouaves le 26 avril 1915.

En provenance d’Algérie, regroupé le 10 août à Sathonay, il débarque aux armées le 16 août 1914.
Grande unité de rattachement : 
37e DI/74e brigade.
37e DI/ID 37, le 7 août 1918.
Composition : 1er, 5e et 11e bataillons du 3e RZ.

3eme bis

En provenance d’Algérie, regroupé à partir du 26 août à Lézignan, le régiment débarque aux armées le 31 août 1914.
Appellations successives : initialement appelé 3e régiment de marche de zouaves de la 45e DI, devient le 5e régiment de marche de zouaves le 22 décembre 1914, puis le 3e bis régiment de marche de zouaves le 7 janvier 1915.
Grande unité de rattachement : 
45e DI/91e brigade (2).
45e DI/ID 45, le 18 juin 1918.
Composition initiale : 3e, 6e et 12e bataillons du 3e RZ.
Evolution : le 12e bataillon est dissous le 1er mai 1917 ; il est remplacé, le 1er mars 1918, par le bataillon F du 4e RZ. 

4eme régiment de Zouaves.

Affectation au 4eme Zouaves , le 14 juillet 1916.

Affectation au 4eme Zouaves , le 14 juillet 1916.

En provenance d’Algérie, regroupé le 14 août à Rosny et Noisy-le-Sec, le régiment débarque aux armées le 17 août 1914.
Grande unité de rattachement : 
38e DI/76e brigade.
38e DI/ID 38, le 20 juillet 1918.
Composition initiale : 3e, 4e, 5e et 11e bataillons du 4e RZ.
Evolution : Le 11/4e RZ est dissous le 20 juin 1916.

Le 86e régiment d’artillerie lourde.

Création de nouveaux régiments d’artillerie à pied à partir d’août 1918 ….. 86e régiment d’artillerie lourde à tracteurs.

Affecté au 86e régiment artillerie lourde le 24 août 1918.

Affecté au 86e régiment artillerie lourde le 24 août 1918.

Artiilerie lourde à tracteur.

Régiments concernés : le 81e, 82, 83, 84, 85, 86e, 87, 88, 89, 90, 281, 282, 283, 284, 285, 286, 287, 288, 289, 290e.

En juillet 1918, le régiment est mêlé à la bataille de Champagne à la IVe armée, puis à la bataille de la Marne à la Ve armée. A partir de septembre, il est à la disposition de la Ire armée américaine: il coopère à l’affaire de Saint-Mihiel et enfin à la bataille de la Meuse. Après l’armistice, il est désigné pour faire partie de l’armée d’occupation du Palatinat (VIIIè armée). A la signature de la paix, il est encore sur les bords du Rhin.

Extrait du Livret militaire d’Ernest CARTON.

Détail des campagnes d’Ernest CARTON

Transcription de son état de services.

Ses différents régiments dans l’active:

  • Engagé volontaire pour cinq ans le 29 octobre 1913 à l’intendance de Nancy Légion étrangère.
  • 2eme régiment étranger le 6 novembre 1913 (Algérie)
  • Passe au 1er régiment étranger le 7 octobre 1914 (Région saharienne)
  • Passe au 26eme régiment d’infanterie le 26 octobre 1914. (Allemagne, Algérie, Tunisie).
  • Passe au 3eme régiment de Zouaves le 26 avril 1915. (Allemagne, Algérie, Tunisie).
  • Passe au 4eme Zouaves le 11 juillet 1916.
  • Armée d’Orient du 15 avril 1917 au 29 août 1918.
  • Passe au 2eme régiment de Zouaves le 18 avril 1917.( il y sera blessé le 16 mai 1917 par des éclats d’obus).
  • Passe au 86eme régiment d’artillerie lourde le 24 août 1918.

  • Congés illimité de démobilisation le 27 août 1919, 8eme échelon.
    Réintégre sa subdivision d’origine Metz le 09 août 1921.
    Classé en affectation spécial 61eme chemin de fer de campagne cie Est…du 5 janvier 1927.
    classé service auxilliaire avec pension temp. de 10% le 6 décembre1929…suite à ses blessures.

Campagnes, blessures et décorations d’Ernest CARTON.

Campagnes, blessure et décorations Ernest CARTON.

Les campagnes militaires d’Ernest CARTON lors de la grande guerre.

  • Algérie du 30 octobre 1913 au 10 février 1914
  • Région saharienne du 11 février 1914 au 28 juillet 1914.
  • Allemagne, Algérie, Tunisie, du 02 Août 1914 au 14 avril 1917.
  • Orient du 15 avril 1917 au 29 août 1918.
  • Intérieur du 24 août 1918 au 26 août 1919.

Les décorations délivrées à Ernest CARTON.

Médaille coloniale agrafé Tunisie

Médaille agraphé Tunisie.

La médaille avec agrafe est destinée à récompenser, sans condition de temps de service, « les services militaires résultant de la participation à des opérations de guerre dans une colonie ou un pays de protectorat. »

En Serbie 1917.

Armée Orient 15/04/17 au 23/08/18.

Blessé le 16 mai 1917 à Nikon avec plaie à la jambe gauche par éclats d’obus.

Médaille des blessés militaires

Médaille des blessés militaires

Décoration militaire française.

Elle récompense les blessures reçues dans l’accomplissement du devoir.

L’insigne des blessés est, selon la loi de 1916, une étoile émaillée
rouge portée sur le ruban de la médaille commémorative du
conflit au cours duquel la blessure a été reçue.

Médaille Serbe 29 janvier 1932 N° 42.

Médaille Serbe 29 janvier 1932 N° 42.

De son nom exact « Médaille Commémorative de la Guerre pour la Libération et l’Unité », elle est créée en décembre 1920 par le nouvel État qui rassemble les Slaves du sud: le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes (plus tard Yougoslavie). Elle est attribuée à tous ceux, Serbes et étrangers, qui ont servi les intérêts du pays en ces moments difficiles, à titre civil comme militaire. Elle a été largement attribuée aux Français.

C’est une médaille en bronze suspendue à un ruban triangulaire aux couleurs nationales. Jusqu’au début des années 1930 il n’existe pas de diplôme officiel mais on peut en rencontrer, de factures différentes et plus ou moins élaborés, car délivrés par des entités diverses. Ce n’est qu’en 1931 qu’est créé un modèle officiel pour les attributions aux récipiendaires français.

Médaille interallié dite « Victoire »

Médaille interalliée » La victoire »

Cette médaille interalliée commémorative de la Première Guerre mondiale, dite « Médaille de la Victoire » a été créée par la loi du 20 juillet 1922.

Médaille commémorative de la grande guerre.

Médaille commémorative de la grande guerre.

Au cours de cette « grande guerre » qui mobilisa 8 410 000 français ( dont 1 357 800 d’entre eux trouvèrent la mort et 3 595 000 furent blessés ), le Parlement a souhaité à plusieurs reprises que soit instituée « une médaille commémorative de la guerre, qui serait, en même temps qu’un précieux souvenir pour les intéressés, la marque tangible de leur participation à cette immense lutte. »
Dès l’année 1915, et à l’initiative du ministre de la guerre Alexandre Millerand, fut déposé au Parlement, un projet de loi visant à créer une médaille commémorative qui serait attribuée à la fin des hostilités à tous les soldats mobilisés et dans l’immédiat, mais à titre provisoire, aux militaires dégagés de leurs obligations par suite de réforme ou de blessure. Mais c’est la loi du 23 juin 1920, qui créera la Médaille commémorative française de la Grande Guerre, à l’insigne choisi à l’issue d’un concours ouvert à tous les artistes français, qui présentèrent un total de soixante-treize modèles.

Médaille commémorative d’Orient dite « Orient ».

Médaille commémorative d’Orient dite « Orient ».

C’est dès juin 1917, qu’auprès de la Chambre des députés fut lancée l’idée d’instaurer une médaille commémorative spécifique en faveur des troupes ayant fait partie des unités de l’Armée d’Orient qui, aux ordres du général d’armée Louis Franchet d’Espèrey, provoquèrent la défaite de la Bulgarie, reconquirent la Serbie et la Roumanie, puis envahirent l’Autriche-Hongrie.
Mais ce n’est que par la loi du 15 juin 1926 que sera créée la Médaille commémorative d’Orient, sœur jumelle de la Médaille commémorative des Dardanelles.

Certificat du combattant le 25 juillet 1929.

Ernest CARTON, son diplôme du combattant 14-18, le 25 juillet 1929.

Présenté dans le tableau, la croix du combattant et la médailles des blessés militaires.

Croix du combattant.

Ils ont des droits sur nous » avait dit Georges Clemenceau, en parlant des combattants de la grande guerre. C’est donc dans cet état d’esprit que fut créée, par l’article 101 de la loi de finance du 19 décembre 1926, une Carte du Combattant attribuée à toutes les personnes ayant le droit de recourir à l’aide de l’Office National du Combattant ( O.N.C.).

Ernest est mon grand-oncle, il est en quelque sorte le héros de la famille. Né en Moselle-Allemande il a choisi la France pour la défendre de l’agresseur. Merci Ernest CARTON