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Circuit généalogique dans la Vienne N°2, à suivre.

Circuit généalogique dans la Vienne sur les traces des CHEBOT mes ancêtres du Poitou.

Quelques photos d’aujourd’hui de leurs lieux de vie durant près quatre siècles, au village de Bourpeuil de la paroisse de le Vigeant dans le département de la Vienne.

Egilse de le Vigeant en 2019
Porte de l’église 2019
Autel de l’église Le Vigeant 2019
Lieu de confession Le Vigeant 2019
Chapelle du chevalier
Gisant du chevalier église de le Vigeant
Cierge pour mes ancêtres à Le Vigeant 2019

L’église

L’église St Georges date du  XIème et XIIème siècles

Le clocher sur porche est la partie la plus ancienne de l’édifice. Sa  silhouette robuste et ses  étages rappellent singulièrement celui de Lesterps (Charente) qui date de 1070. On notera les caractéristiques des trois étages :

– tout en haut, deux baies en plein cintre ajourent chaque face,

– à l’étage intermédiaire sont plaquées deux grandes arcatures,

– au bas s’ouvre le portail à voussure polylobée, entouré de fines colonnettes, rappelant le style limousin.

*Chapiteau 

De part et d’autre du portail, deux chapiteaux d’une taille assez primitive représentent la Crucifixion avec, sous la traverse de la croix, la Vierge Marie et Saint Jean, et pour l’un, au-dessus de la traverse, le soleil de la lune. D’autres figures sont chargées d’un symbolisme moins clair : à droite, le personnage à trois têtes et en forme de croix fait allusion au mystère inexprimable de la Trinité mais révélé de façon définitive et en plénitude dans la personne du Crucifié ; à gauche, le symbole est encore moins évident, et il semble que le sculpteur ait voulu rappeler la création de l’homme et de la femme, création renouvelée et parachevée par le sacrifice de la Croix

* Nef

 Les colonnes engagées et les traces des  anciennes fenêtres du mur sud sont, avec  deux pierres d’autel, tout ce qui reste de  l’édifice des XIème et XIIème siècles. Les    voûtes de style gothique flamboyant  remplacent depuis le XVème siècle la voûte  primitive. De cette époque date aussi l’ajout  de la nef nord dans l’axe de la chapelle de la  Vierge. Ces remaniements coïncident non sans raison avec l’entrée en jouissance de la seigneurie du Vigeant par l’opulente famille du Fou. Le nettoyage des murs en 1974-1975 a mis au jour des fragments de fresque ancienne, parmi lesquelles, vers le chœur, la litre seigneuriale aux armoiries devenues indéchiffrables.

* Gisant

Redevenue visible en 1974, la face sculptée de ce gisant d’un chevalier anonyme avait été retournée vers le sol en 1869 pour que cesse une pratique superstitieuse. En effet, les gens s’étaient persuadés qu’il représentait l’évêque Saint Europe, sans doute parce qu’il était titulaire d’une chapelle dans l’église et ils grattaient au couteau l’endroit correspondant à la partie du corps où les malades souffraient, pour leur faire prendre cette poussière en infusion. Les pieds du gisant ont particulièrement pâti de cette dévotion : on plaçait la poussière ainsi recueillie dans les bas et chaussures des bambins afin que ceux-ci se mettent plus vite à marcher

* Pierre tombale

Sur ce bloc de marbre sont gravés les armoiries de François du Fou, seigneur du Vigeant : «  d’Azur à une fleur de lys d’or et deux éperviers affrontés d‘argent, becqués et membrés d’or ». Son épitaphe est rédigée en trois quatrains de décasyllabes qui précisent ses titres de chambellan de François 1er et de capitaine du château et de la ville de Lusignan, ses qualités morales et sa retraite au château du Vigeant de 1526 à sa mort, le 8 septembre 1536

* Vierge à l’enfant

Cette vierge est assez représentative d’un style de transition entre une certaine lourdeur propre au XVII ème siècle et l’élégance qui s’est affinée tout au long du XVIIIème siècle. En outre, cette œuvre se distingue par le geste original de la main libre de la Mère, d’ordinaire accueillante ou servant de soutien aux pieds de l’Enfant : ici, la main droite de Marie retient la jambe de Jésus qui semble vouloir s’élancer, les bras en croix, vers quiconque le regarde.

* Sainte Jeanne d’Arc

Si banale que soit cette statue du point de vue esthétique, sa présence  dans l’église prend une dimension  affective quand on sait que, à la fin du XVIII  ème siècle, le marquis Antoine Charles  Tardieu de Maleissye, nouveau seigneur du  Vigeant, était un descendant direct du frère  de Jeanne D’Arc. Il conservait dans une  salle d’honneur du château, qu’il avait  reconstruit à la sortie sud du bourg, divers  souvenirs de la pucelle d’Orleans,  notamment deux lettres des 16 et 28 mars  1430 adressées aux habitants de Reims et  signées « Jehanne ». Ces lettres, qui font  partie des rarissimes documents  authentiques portant la signature autographe  de l’héroïne nationale, ont quitté Le Vigeant au cours de la Révolution.

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Plan de Le Vigeant 2019
Mairie de Le Vigeant 2019

Histoire du Vigeant

Le territoire est sans doute habité dès les temps préhistoriques, comme l’indique le dolmen de la Grand’Fa brisé en 1931. Et plus encore à l’époque gallo-romaine ainsi que le prouvent le tumulus de la Brousse et les 12 fermiers de cette période repérés par de récentes prospections aériennes. Il entre au XI ème siècle dans l’histoire avec les institutions chrétiennes qui ont laissé des traces écrites. La paroisse dédiée à St Georges existe déjà vers 1100, et elle est confiée en 1179 aux chanoines réguliers de Lesterps (Charente).

Les souterrains-refuges à la Grand Fa et sous la place du bourg témoignent que le Vigeant n’échappe pas au climat d’insécurité qui prédomine au Moyen Age.

Le château situé au sud du bourg est le siège d’une châtellenie aux mains des Fors au XIII ème siècle. Le plus illustre seigneur en est, Yvon Du Fou, chambellan de Louis XI ; son fils François sera chambellan de François 1er. Les Du Fou favorisent l’implantation d’une communauté protestante. A la place de la maison forte, ils élèvent un château qui entre par alliance en 1581 dans les biens des Poussards de Fors. Ceux-ci obtiennent en 1659 que la baronnie du Vigeant soit érigée en marquisat : leur fille Marthe (1623-1665), célébrée par le poète Voiture, a inspiré au Grand Condé son premier et plus pur amour. Marquisat et château sont vendus en 1766 à Antoine Charles Tardieu de Maleissye, descendant en ligne directe du frère de Jeanne D’Arc ; il fait reconstruire dans le goût du XVIII ème siècle, mais n’a pas le temps d’en achever les aménagements intérieurs puisqu’il périt avec ses deux filles en juillet 1974, à Paris, sous l’échafaud.

La Révolution entérine les liens séculaires du Vigeant et de Bourpeuil, qui est un ancien fief limitrophe de l’Isle Jourdain mais où avait existé jusqu’en 1616 une chapelle Saint Michel relevant du prieuré-cure du Vigeant.

Avec 1252 habitants en 1790, la démographie progresse constamment jusqu’à atteindre 2068 habitants en 1896. Le dépeuplement ne se fait sentir que dans les dernières décennies du XX ème siècle.

Entretemps, le Vigeant a connu le martyre du 4 août 1944 et a participé au courant humanitaire avec l’accueil des réfugiés indochinois, puis des harkis, enfin des boat people au camp de la Rye.

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Croix du cimetière de Le Vigeant
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Ancien relevé du cimetière de le Vigeant 2005
Maisonnette et terrain 1700 m2 à l’arrière, à Bourpeuil de Marcelin CHEBOT en 2019
Bloc de maison avec le N° 47 au centre de chez Marcelin CHEBOT.
Maison de Marcelin CHEBOT au 47 rue de l’assemblée, vue de d’avion avec son terrain de 1700 m2
Une des dernières forges de Le Vigeant ou travaillait Marcelin CHEBOT ainsi que son père avant lui.
Pour ferrer les chevaux
Ferrage des boeufs

ï LE VIGEANT (86150) … — Les Forges … Anc. site de Production du Fer, à ? 4 km à vol d’oiseau au N. du village. Petit hameau, au 18ème s., d’après la carte de CASSINI, au 19ème s., d’après la carte d’État-Major 1822/66, et de nos jours d’après la carte IGN(VN1) …

Carte de Cassini ou est indiqué le lieu des forges secteur de Le Vigeant et qui approvisionnent les maréchauxferrants comme Louis et son fils Marcelin CHEBOT.
Un bloc de bâtiment en ruines, parmis d’autres des anciennes forges de Le Vigeant à 5 km du bourg.
Viaduc de la Vienne 2019
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genealogiste.ab.carton 49

Directeur du développement de réseau, je suis animé depuis longtemps par la passion de l’histoire, la grande et la petite. Celle-ci est jalonnée d’anecdotes amusantes,mais aussi marquées aussi par de grandes souffrances que j’ai retracé dans une histoire en généalogie familiale de cinq volumes. En effet, de cette période d’étude historique, je suis arrivé naturellement à la recherche généalogique familiale, en commençant par mon propre arbre généalogique et celui de mes collatéraux. « Explorer son passé c’est comprendre son présent » La majorité de mes recherches familiales remontent au 15e et 16e siècle. Là, j’ai rencontré des vignerons, laboureurs, tanneurs, tisserands, forgerons, soldats, boulangers, échevins, censiers, bourgeois et surprise…un Roi de France, Hugues CAPET qui m’entraine à son tour dans le vaste monde généalogique répertorié par la grande histoire. Toujours animé de cette même passion, j’accompagne par mes services de généalogiste professionnel, ceux qui aspirent à voyager dans le temps.